Les Grades et les Qualités

Preambule

V.·.M.·., vous toutes M.·.S et vous tous M.·.F.·. en vos grades et qualités, je voudrais vous parler
justement de grade et de qualité.

Que signifient ces mots là ?

Le grade, il est strict, il mesure, il permet d’avancer.
La qualité, elle est belle, elle dépeint, elle fait ressentir.

Un grade et une qualité, ou des grades et des qualités plutôt. Pas pour une personne, mais pour
chaque personne. Un frère ou une sœur peut avoir grade et qualité, mais l’humain et le maçon faisant
vivre le frère ou la sœur, possède des grades et des qualités.

Ce sont ces grades et ces qualités que je voudrais explorer avec vous l’instant d’un moment.

Les Grades

Graduer, le verbe est assez sonore. Loin du silence. Mais il en contient tellement. Tel un axe pave de
blanc et de noir, il nous fait avancer puis nous arrêter.

Avancer jusqu’à la prochaine mesure, jusqu’au prochain grade.
Arrêter au souffle, afin de reprendre notre air.

Le grade n’est pas fini. Il peut se découper en mesures plus petites, plus fines. Chacun lorsqu’il
mesure ou se mesure, utilise l’échantillonnage qui lui convient, qui lui sied. Ici nous ne voulons qu’à peu
près savoir et quelques mesures nous suffiront, là nous voulons approcher l’exactitude et les mesures les
plus fines nous iront.

Alors oui un grade s’entend en ce lieu, comme le grade. Et nous ne voudrions en avoir que trois bien
sur. Mais ces mesures si elles ont un sens, peuvent en avoir plus pour soi-même si nous affinons la
précision. Il n’est en aucun cas question de formaliser pour soi, et encore moins ensemble cette
graduation fine, mais de la percevoir si nous en avons envie, nous envers nous même.
Le grade fin n’est qu’intime, il ne parle qu’à nous, nous permet de nous demander si là où nous en
sommes du chemin et bien le bon endroit. Si nous ne nous sommes pas perdus un peu en route ou si au
contraire, nous ne sommes pas très loin de ce que nous pensions.
Nul besoin de crier notre perdition ou notre proximité du but, juste le savoir. Et savoir est beaucoup.

Mais un grade s’entend dans l’autre monde. Il peut s’utiliser, s’il en faut, de la même manière, sur
tout chemin de nos vies. Sommes-nous perdus ou y sommes-nous ? Et cela pour tout sujet, même ceux
possédant une certaine lourdeur métallique.
L’exercice est toujours autant personnel et intime, peut-être même plus bien sur.

Alors il faut quand même se demander si le chemin du grade, celui qui résonne dans le temple, n’est
pas au final le chemin de tous les autres grades ?

N’est-ce pas cela la quête maçonnique ? Le symbole de notre grade ne nous fait-il pas grandir aussi à
l’extérieur du temple et de façon intimement liée ? Tout ces chemins et écheveaux ne serait-il qu’un ?

La question à mon grade, et à mes grades, peut s’entendre, mais la réponse n’est pas encore
totalement audible. Telle une lueur dans le ciel, est-ce une étoile de la voûte, ou juste une planète
proche de nous qui se fait prendre pour tel ? Nous n’osons imaginer que cela est une lueur d’un engin
motorise volant, cela nous ferait alors perdre toute mesure !

Alors je me questionne et continuerais à le faire, en tâchant toujours d’affiner, et de corriger s’il en
est besoin, ma et mes réponses, dans le but que l’alignement soit le plus exact possible. Je pourrais me
demander aussi si la recherche doit être exacte ou juste, les deux ou autres. Mais nous sortirions de
notre travail présent, et comme le temps nous est donne, il sera toujours possible et souhaitable de
tailler cette question. Cela fait, sa réponse viendra éclairer en retour cette première, dans une chaîne de
liens du tout.

Les Qualités

La qualité est une source de chaleur, un rayon de soi vers l’autre. Et des qualités, lorsqu’il y en a
plusieurs rayonnent dans l’espace, mais aussi dans le temps. Tel une ancienne qualité qui nous a
imprègne et même si sa source s’est tarie, elle continue à briller diffusément de nous.

Encore une fois, une qualité appelle en ce lieu un sens précis. Les rayons émanant de leur détenteur
forment une parfaite géométrie à l’orient, dont toutes les colonnes profitent.
La qualité en ce sens est immuable, elle emplie son détenteur progressivement de sa force, de sa
beauté et de sa sagesse. Puis fait de même avec le détenteur suivant, et cela au fil des temps
immuables. La qualité est une source inépuisable d’énergie.
Le détenteur passe, apprend, rayonne et suit son chemin. Il accumule cette énergie, il la mélange à
la suivante et en sort à chaque étape grandit.
Puis vient l’occident et là le temps de baisser en lueur pour encore mieux renaître dans toutes les
autres directions.

Et encore une fois, une qualité appelle en d’autres lieux des sens bien différents et multiples.
L’humain serait emplie de qualité, pas tous et pas toutes, mais une totale liberté de mise en relation.
L’humain, le profane et le maçon civil, ont des qualités. Bien différentes et sur des sujets varies, et
cela en fait des richesses. Et elles s’offrent à nous, tout autour de nous, nous voyons ces qualités
différentes des nôtres. Et nous pouvons en apprendre, les ressentir pour les faire nôtres.

Mais encore une fois, le maçon civil, qu’il soit qualifie dans sa vie maçonnique ou pas, est un élément
de la chaîne. Il vit à cote de nous. Il participe à nos échanges et nous sommes tous réunis
symboliquement ou plus fraternellement.
Alors les rayons de la parfaite géométrie des qualités maçonniques, éclairent-ils aussi nos qualités
d’hommes et de femmes, que nous soyons dans les colonnes ou en dehors d’elles ?

La tenue puis les agapes ne forment-ils pas un tout où la chaleur et le rayonnement de cette
géométrie de qualité, se mêlent au rayonnement épars des qualités de tous ?

Il est sûr que mes questions sont encore nombreuses, mais ici elles sont renforcées par des ressentis,
par de la vie, et non uniquement par de la raison.

L’Équerre et la Pave Mosaïque

Les grades et les qualités, ou le grade et la qualité, sont alors deux axes de l’humain ou du maçon.
Un premier axe strict, mesure et objectif. Un second axe chaud, ressenti et subjectif. Le masculin et le
féminin qui ornent nos vies.

Mais qu’il soit mesure ou ressenti, l’axe est quantifie ou quantifiable, voire pave. Et un espace tout
autant symbolique que littéral s’offre à nous. Les dalles ainsi formées ne sont pas forcement sombres et
claires, car la lumière se trouve sur chacune d’entre elles. Sur chaque lieu de notre parcours, la dalle
résonnera de nos énergies et de celles des autres qui nous ont fait arriver là.

Et le temps alors joue son office, telle la construction qui prend le temps, le parcours n’est pas
statique par définition. Les axes n’évoluent pas, mais le temps nous fait avancer dans ces axes, en
passant d’une dalle à l’autre, sans forcement de sens impose ou imposable.

Le parcours maçonnique est, il me semble, sans fin. Le parcours pour s’améliorer, pour feindre ou
simuler sans le savoir le parcours maçonnique a pu être commence avant. Tel monsieur Jourdain faisant
de la prose sans le savoir, mais une prose en ce cas qui n’avait pas de sens réel, qui n’était pas
complète, qui ne pouvait s’entendre totalement.

Le parcours commence alors réellement lors de l’initiation, ce moment où l’on peut enfin comprendre
qu’il y a un sens à tout cela. Pas encore tout comprendre, loin de là. Mais au moins savoir.

Tout au long de notre vie, ces grades et ces qualités, uniques ou diverses, humaines et maçonniques,
sont un guide pour nous rappeler où nous sommes. Où nous en sommes, je ne pense pas, car pour cela
il faudrait définir un but unique à atteindre.

Le chemin est la quête en elle même. Tel l’explorateur qui tire toute sa richesse des contrées et des
peuples visites et rencontres, le chemin nous amène de lieu en lieu différents, sans forcement visiter ou
rencontrer différemment. Juste en touchant à des moments différents nos esprits et nos cœurs afin de
nous faire grandir et avancer.

J’ai dit.


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