La Pyramide

Préambule

V.·.M.·., vous toutes M.·.S.·. et vous tous M.·.F.·. en vos grades et qualités, j’aimerai observer la Pyramide, enfin les pyramides, ou … en fait je ne sais pas trop …

Voir une pyramide, celle de l’archétype égyptien, nous fait en voir sa forme triangulaire, sur une base plate.

Voir un triangle, ne nous fait pas forcément penser à une pyramide, car l’archétype n’est plus, seule reste la géométrie.

Entre archétype et géométrie, la voie est grande et quelque part alors dans ce champ de vision devrait se trouver la symbolique de la pyramide.

( Pause )

Mais … est-ce aussi simpliste que cela … ?

( Pause )

Peut-être commencer alors par la Pyramide Egyptienne ?

Des pyramides, l’humain en a construit à travers les millénaires et contrées, qu’elle soit superbement lissée ou par étages, voire un simple tumulus, nous avons essayé beaucoup de variations avec cette forme.

Toujours avec une idée, cette essence de l’Idée, du sacré.

Sacré, par la mort, par la vie, par la nature, par … tout ce que l’humain a essayé de toucher sans pouvoir le voir. Voir le vent, dit le proverbe est impossible, mais nous sentons et savons qu’il existe.

Pour toucher le vent, il suffit de tendre le bras, de sortir s’exposer à lui.

Pour toucher la mort, la vie, la nature et tout l’indicible … ce n’est pas aussi simple expérimentalement.

Alors, nous avons fait entre autres des pyramides.

Et pourquoi donc ?

( Pause )

Sans entrer dans une exposition archéologique des pyramides, qui n’est pas le propos, nous pourrions retenir l’expression de l’idée de : toucher quelque chose, honorer quelque chose, tenter une connexion à plus grand que nous.

Alors, la pyramide est autant un accès aux dieux, qu’un pont pour eux, voire une offrande à la nature.

Les pyramides étaient physiques, pleines et aussi emplies de zones vides, de temples ou de tombeaux.

Les pyramides étaient inerte de pierres, reproduction de végétaux, mouvement d’animaux, conscience d’humains … et … autre chose que nous ne pouvons atteindre. Mais nous avons tenté le pont.

Et alors la symbolique, enfin une symbolique ou des symboliques, en restant humble, serait cette tentative d’accès au sacré, au divin, au plus grand que l’homme.

Quelque part, justement toute l’humilité de l’humain, s’est toujours exprimé à travers les pyramides. L’humain se considérant comme l’espèce supérieure de la terre, comme son exploiteur, comme son dominateur … a créé des pyramides afin de toucher plus grand que lui.

Et … sans parler de la Terre Mère, ou des planètes, qui elles sont bien accessibles à l’expérimentation comme le vent, il a cherché cet indicible sans trop savoir lequel.

… tout simplement car il cherchait.

Mais quid alors de la Géométrie ?

Ce fameux triangle, qui est pure géométrie, pure abstraction humaine dans le monde idéal des mathématiques. Ce monde que l’humain a crée en pure pensée, ce monde : lieu unique où la vérité existe.

Nulle part dans la vie ou la nature, nous ne pouvons dire avec exactitude absolue : c’est vrai ou faux. Dans ce monde abstrait de pur modèle, nous le pouvons.

Et pourtant …

Ce monde abstrait a tant été utilisé pour voir le monde vivant, pour le travailler, pour nous aider à le comprendre. De l’astronomie à … la construction des pyramides, nous avons utilisé les mathématiques et la géométrie.

( Pause )

Et cette utilisation a toujours été en conscience que l’outil géométrie ne pouvait-être qu’un outil, pas la réalité. Mais quel outil !

Si Platon nous demande d’être géomètre pour accéder au monde sensible, il y a peut-être grand sens à … le ressentir.

( Pause )

Alors un triangle, celui de base plate, avec sa superbe régularité des côtés de même mesure, son chiffre 3 le caractérisant, est presque une beauté.

De l’égal mesure juste des côtés et des angles, au 3 de la création, il prend une forme alors bien plus que géométrique.

Il devient symbole pur d’accès à … quelque chose et sûrement moultes et infinies choses.

Mais là aussi l’humilité, nous ramène à travailler à voir, ce que nous pouvons, ce qui ne peut pas être trop pour notre entendement humain.

Et un lien fin et fluide se fait alors avec la pyramide et son accès au divin, au sacré, à l’indicible.

( Pause )

Le triangle, celui dont nous parlons, pas parfait, mais dans la beauté, nous fait accéder par cette même pensée à un début d’indicible.

Le triangle comme une porte d’accès par lequel l’oeil de l’homme tente de voir ce qu’il se trouve derrière.

Et cet oeil que nous avons mis, et d’autres, au centre de ce triangle, en y ajoutant même de la lumière, n’est alors plus simple géométrie, mais symbolique de nos expressions sans mots possibles de ce que nous tentons de chercher …

Oui, … chercher encore.

Et si un arbre nous aidait ?

L’arbre dans sa notion de racine, de lien entre terre et ciel, l’arbre plus accessible que l’indicible, nous a toujours été utile comme outil. Outil opératif ou spéculatif.

Et dans ces arbres, celui Séphérotique, est juste très beau.

( Pause )

Mais il n’est pas que beau, il est outil de compréhension du monde aussi, de cet indicible travaillé par les Kabbalistes.

Et dans cet arbre, nous avons bien sûr des noeuds d’arbres, mais des triangles un peu partout.

Mais … ce n’est pas cela qui semble ici intéressant, cela serait trop simple comme petit pont.

Ce qui semble intéressant ici, c’est le haut de l’arbre, lorsque nous arrivons vers les séphiroth Binah et Chokmah, soit la compréhension et la sagesse, deux séphiroths séparées à gauche et à droite de l’arbre.

Binah est alors la base d’une pyramide qui permet la Connaissance, et Chokmah est la pointe d’une pyramide qui permet la Justesse.

( Pause )

Et si nous poussons l’oeil un peu en dessous de l’arbre, nous avons Daath, qui est la porte de la Connaissance, une séphiroth au centre de l’arbre, en dessous de Binah et Chokmah.

Et alors ces trois séphiroth réunies, comme notre triangle inversé, permet d’après la Kabbale : la maitrise de la conscience.

( Pause )

Et maintenant, si nous regardons au dessus, nous avons Kether qui est la Couronne, la séphiroth du haut de l’arbre, au milieu et au dessus de Binah et Chokmah.

Alors nous avons par leur réunion ici, notre triangle à base plate, et qui permet d’après la Kabbale : l’équilibre de la destinée.

( Pause )

J’oserai dire : que de richesse symbolique et conceptuelle dans quelque mots et géométrie …

Ce n’est qu’un début …

Mais alors, que nous dit un peu tant de richesse ?

Peut-être ce qui semble avoir sens ici à voir, est cette notion de Connaissance, de pyramide qui permet l’accès à la destinée.

Ah … pyramide, j’ai écrit pyramide, alors que je pensais triangle …

Pourquoi tant de confusion, ou un tel lapsus écrit ?

Pourquoi la pyramide et le triangle sont-ils si proches dans deux mondes si lointain ?

Pourquoi la pyramide physique, dans notre vie concrète sur terre, rejoint-elle si facilement le triangle et sa symbolique de porte sur l’indicible ?

Pourquoi avons-nous utilisé le triangle pour faire des pyramides, qui auraient alors pu être carré ou autres ?

Pourquoi cherchons-nous ces liens ?

Pourquoi cherchons-nous ?

Que recherchons-nous ?

( Pause )

Et si, en tentant l’impossible compréhension de ces questions, nous osions dire tout haut que … nous cherchons la juste connaissance de la vie … et de ses mystères inaccessibles ?

( Pause )

J’ai dit V.·.M.·..


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