Une Histoire de Symboles ( Livre I )

Préambule

V.·.M.·., vous toutes M.·.S.·. et vous tous M.·.F.·. en vos grades et qualités :
• Cette planche est la première d’une série de trois,
• Cette planche est formée avec 9 chapitres,
• Cette planche s’approche par 27 de l’alphabet sacré,
• Cette planche tend à respecter les grades … quelques soient leur nombre.

( Pause )

Au premier grade maçonnique d’apprenti en général, il nous est montré nombre de symboles, et dans cette loge en particulier, il nous a été donné une liste non exhaustive de symboles.

Alors … si nous tentions cette histoire particulière ?

( Pause )

Cette planche s’intitule donc : « Une Histoire de Symboles ( Livre I ) ».

( Pause )

Chapitre 1 : Il était une fois un Mythe …

Le mythe de l’humain sortant de son animalité pour accéder à la conscience. Dans ce chemin d’accession à la conscience, il tente de construire une route à suivre. Mais le chemin est compliqué, semé d’embûches et de bien et de mal.

( Pause )

Pourtant, au milieu de ce bien et de ce mal, il cherche à aller vers la lumière. Et cette lumière est bien supérieure à ces contingences de bien et de mal.

Alors, il se convainc tout d’abord de voir cette lumière dans le moindre éclat de brillance. Puis, le temps passant, en levant la tête, il s’aperçoit de la présence de ces lueurs dans le ciel.

Et ces lueurs deviennent des directions à suivre. Il ne sait pas encore tout à fait lesquelles, mais elles le guident à travers les pénombres de la vie.

( Pause )

Vint un jour, où assuré de sa foi en ces lueurs, il décide de la créer par lui-même. Il expérimente le feu de la conscience en feu de brasier de bois.

Mais … ce feu est trop fort pour lui. Il est trop jeune pour maîtriser le feu, et ne sait pas encore que le feu ne se maîtrise pas, mais se vit tout simplement.

Alors … il renoue avec sa vie terrestre, il fait ce que l’animal passé humain fait pour attendre ce moment : il festoie. Avec ou sans excès, avec ou sans conscience, mais il le fait.

Il accepte son humanité, et cherche même à la rendre joyeusement vivable.

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Mythiques
suivants :
• Le Temple à Construire,
• Le Delta Lumineux,
• Les Luminaires,
• Les Etoiles,
• Les Flambeaux et
• Le Banquet d’Ordre.

Chapitre 2 : Il était une fois un Fondement …

Le fondement des 4 primordiaux, qui passant par le fond des abysses, ouvre l’humain à la quintessence.

Quel fabuleux plan d’architecte ! … mais comment le réaliser ?

( Pause )

Peut-être serait-il important de construire un lieu physique et concret, un lieu qui permettrait de travailler à cela ?

En ce cas, il paraît nécessaire d’imposer l’humilité à l’entrée. En effet, le travail opératif ne peut se faire sans cela.

Ensuite, il paraît nécessaire de tisser sans absolu, ni dogme. En effet, la complexité de l’oeuvre pousse à tout regarder, tout relier, tout voir.

Enfin, il paraît nécessaire de poser un socle lui rappelant ses limites. En effet, l’idéal demandé force à voir au delà de ce qui est, et même de transformer le travail en plaisir.

Alors … ce fabuleux deviendrait réalité !

( Pause )

Mais … il ne peut y arriver encore. Sa connaissance est limitée, l’humain est trop jeune. Il veut construire, mais ne sait pas décompter à l’infini nécessaire. Il compte au fini. Il délimite son espace.

Et en plus … il est encore en partie et toujours animal, il ne l’a pas entièrement assumé pour la dépasser. Il travaille toujours cette part …

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Fondamentaux
suivants :
• Les Eléments,
• Le Cabinet de Réflexion,
• Le Temple Maçonnique,
• Les Colonnes du Temple,
• La Chaîne d’Union du Temple,
• Le Pavé Mosaïque,
• Le Nombre Trois,
• Le Triangle et
• La Pierre Brute.

Chapitre 3 : Il était une fois un Outil …

L’outil qui permet de commencer le travail pour réaliser cette oeuvre !

Et l’outil, l’humain en a génialement découvert et trouvé plusieurs afin de travailler cette part animale.

( Pause )

Tout d’abord, il a commencé par la matière brute, cette part animale en lui-même. En dégrossissant ce qui fait l’animal de l’humain, en taillant au juste endroit et en affinant les plats et les angles, il arrive alors à avoir conscience de qui est qui.

Ensuite, il a enchaîné par ce qui relie cette matière brute ou travaillée, à son esprit : cette première marche en direction de la conscience. En vérifiant toujours l’exactitude et la cohérence de son travail sur la matière avec ce qu’il ressent être la bonne ligne, il arrive alors à asseoir le tracé physique de son
oeuvre.

Enfin, il a ouvert au delà de son esprit : aux marches suivantes que sont l’âme et la conscience. En calculant géométriquement la suite des marches, tout en sachant la futilité de la fin des lignes tracées, il arrive à percevoir au lointain cette conscience enfin.

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Instrumentaux
suivants :
• Le Ciseau et le Maillet,
• Le Fil à Plomb,
• La Perpendiculaire,
• Le Niveau,
• L’Équerre,
• Le Compas et
• La Règle.

Chapitre 4 : Il était une fois l’Apparat …

L’apparat externe de l’humain qui travaille son interne …

Mais apparat égotique ou reflet sincère ?

( Pause )

Travailler à l’oeuvre tant désirée, ne peut se faire à main nue ni sans protection du corps. L’humain est seulement humain, pas surhumain. La protection paraît alors de mise.

Travailler à l’oeuvre tant désirée, ne peut se faire seul sans aide d’autres travailleurs. L’humain sépare alors l’humain en travailleurs de l’oeuvre et non travailleurs à l’oeuvre. Il discrimine le profane. La reconnaissance semble alors importante.

Travailler à l’oeuvre tant désirée, ne peut se faire sans organisation des travailleurs. L’humain organise et hiérarchise alors les travailleurs de l’oeuvre en les spécialisant … ou pas. L’identification est la logique qui s’en suit.

Travailler à l’oeuvre tant désirée, ne peut se faire sans décorum confortant l’égrégore du travail à faire. L’humain alors décore son espace de travail de rappel … à l’ordre, mais aussi se décore. Le reflet est donc salutaire … ou moins.

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Vestimentaires
suivants :
• Le Tablier,
• Les Gants,
• Le Sautoir,
• Le Cordon et
• Les Bijoux.

Chapitre 5 : Il était une fois un Geste …

Le geste qui permet le mouvement de la vie sans lequel l’accès à l’oeuvre ne se pourrait.

L’humain travaillant à l’oeuvre descend les marches de l’humanité afin de mieux les utiliser pour sa quête fabuleuse. Son corps ne peut être dissocié de son travail, il ne travaille pas avec d’autres sans bouger, sans mettre son corps en mouvement.

( Pause )

Alors … il applique l’organisation non plus à ses seuls oripeaux externes, mais aussi en saluant, respectant l’autre et les autres travailleurs.

Puis … il déclame son ardeur au travail avec les autres, il exprime sa fraternité à cet autre travailleur.

Et … il fait attention à ses déplacements avec et envers les autres, le lieu physique de travail à l’oeuvre impose le respect des déplacements de chacun : il régule le mouvement personnel pour la justesse commune.

Enfin … il honore le travail et les travailleurs par des célébrations gestuelles et fraternelles. La célébration invite à comprendre le but du travail et à aimer le travail.

( Pause )

Mais … alors … le corps deviendrait outil ?

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Gestuels suivants :
• Les Signes d’Ordre,
• Les Batteries de Mains,
• L’Accolade,
• La Marche,
• La Circumambulation,
• Les Voûtes d’Acier et
• La Chaîne d’Union Vivante (courte, longue, banquet d’ordre).

Chapitre 6 : Il était une fois le Son …

Le son et son absence, qui est un son, pour continuer à être humain.

L’habit, le geste et la parole sont un triptyque logiquement humain, et travailler son humanité passe alors par travailler avec cette humanité.

Mais comment … ?

( Pause )

En psalmodiant sa foi dans le travail de l’oeuvre … pour se donner du cœur à l’ouvrage ?

En applaudissant aux travailleurs méritants ou au travail mérité … pour se revigorer à la tâche ?

En partageant le secret de son travail avec d’autres potentiels travailleurs … pour s’allier au travail ?

En écoutant le chant des oiseaux et de la nature … pour se mettre en phase avec le faire ?

( Pause )

Mais tout cela pour quoi faire justement ? Est-ce que le travail que cet humain veut réaliser ne passe pas par cette absence sonore, par cette absence de brouhaha extérieur et intérieur, afin de se concentrer sur son oeuvre ?

Mais alors il renierait son humanité ?

( Pause )

Peut-être est-il réellement trop jeune pour bien équilibrer cela, pour prendre les choses à leur bon temps … ?

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Sonores suivants :
• Les Acclamations,
• Les Batteries de Maillets,
• Les Mots (mot sacré, mot de passe, mots annuels),
• La Colonne d’Harmonie et
• Le Silence.

Chapitre 7 : Il était une fois un Temps …

Le temps du travail alors évidemment.

Mais qui dit travail, dit repos.

( Pause )

L’humain est un animal, qu’il le veuille ou non, qu’il le travaille ou pas. Vouloir ou travailler, n’est que sur cette part. Part interne ou composante biologique.

Alors le repos est nécessaire.

Mais si tant de travail a été fait pour justement travailler à cette oeuvre le dépassant, comment peut-il séparer le temps en une si grande dualité ?

Travail vs. Repos.

( Pause )

Si de plus tout est fait pour amener ce plaisir au travail, pourquoi alors travailler et se reposer ? Pourquoi ne pas vivre en harmonie en ne séparant plus travail ni repos ?

( Pause )

Ah … si.

Il a construit un lieu pour travailler.

Donc, hors ce lieu, cet humain ne travaille plus ?

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Temporels
suivants :
• Midi et
• Minuit.

Chapitre 8 : Il était une fois un Espace …

L’espace qui permet le repère, le repère de la bonne direction et du sens des autres.

Cet espace défini par le soleil, par sa course, par son reflet dans notre cœur.

( Pause )

Le soleil définit alors pour l’homme, le froid et le chaud … ou alors le chaud et le froid. Cela dépend d’où il est.

La seule chose qu’il sait immuablement c’est vers où va le soleil. Inlassablement il se lève et se couche, il monte et descend.

Alors … en tant que travailleur que fait-il de ce monde autour de lui ? Il a cherché la lumière dans les étoiles de la nuit, mais le jour que fait-il ? La lumière est là, mais mouvante …

( Pause )

Et bien, il a quadrillé et décidé ce qui était le chemin unique. L’humain a une conscience qui lui permet de choisir. Mais l’humain travailleur cherche à atteindre cette conscience.

Pourquoi choisit-il un chemin plus qu’un autre ?

Ne va-t-il pas trop loin, ou mal loin, dans son ardent désir de travailler ?

Un point cardinal n’est pas un élément … mais il ne le sait peut-être toujours pas …

Jeunesse du cherchant sûrement encore …

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Spatiaux suivants :
• Le Nord,
• Le Sud,
• L’Orient et
• L’Occident.

Chapitre 9 : Il était une fois un Point …

Le point d’orgue du début et de la fin de ce premier livre ?

Du cardinal non élément, cet humain travaillant revient aux éléments. A-t-il déjà perçu sans le comprendre que ce qui est en Haut est en Bas, et en Bas en Haut ?

( Pause )

Alors le point du début et de la fin sont-ils réunis lorsqu’il a enfin mis en place son cadre de travail au fil de ces chapitres, et qu’il est prêt enfin à le partager à d’autres ?

Mais qui est l’autre ? Un non travailleur qu’il faudra faire devenir travailleur.

Mais sera-t-il un bon travailleur ? Un non travailleur qu’il faudra alors jauger avant.

Mais comment le jauger ? Un travailleur se reconnaît par ses qualités de résistance déjà.

Alors éprouvons-le, se dit l’humain travailleur.

( Pause )

Alors les travailleurs éprouvent l’impétrant en lui présentant le chemin de la vie, en le mettant à la fois en garde et en joie sur la vie, en le faisant oublier sa vie de non travail lorsqu’il entre en ce lieu humble.

Puis, les travailleurs ont un nouveau travailleur à leurs côtés. Et le nouveau travailleur se retrouve avec d’autres travailleurs tout d’un coup.

( Pause )

Si nous revenons au premier chapitre de ce premier livre, qui se souvient alors encore à ce dernier chapitre de l’idée primordiale ?

( Pause )

Dans ce chapitre, nous avons croisé respectivement les personnages symboliques Ponctuels
suivants :
• Les Symboles de l’Initiation,
• La Coupe d’Amertume et
• La Porte Basse.

Épilogue du Livre I

À la fin de ce Livre I, nous pouvons qu’applaudir et être en joie harmonieuse face à cet humain voulant le travail de sa part animale pour accéder à la justesse et à la beauté de la conscience, qui lui a été offerte.

Mais au fil des chapitres, nous avons vu cet humain :
• Commencer par définir, construire et tracer dans les 3 premiers chapitres : soit le mythe, le fondement et l’outil,
• Suivre par appliquer cela à son humanité dans les 3 suivants chapitres : soit l’apparat, le geste et le son,
• Finir par définir et appliquer partout où sa vie le porte dans les 3 derniers chapitres : soit le temps, l’espace et le point.

Nous ne pouvons donc nous demander si cet idéal initial, si bien travaillé au début, ne se perd pas dans … une humanité vaine ?

Est-ce que cet humain travailleur a mis en place tout cet édifice pour se vêtir, se mouvoir, se parler comme un humain non travailleur ?

Est-ce que cet humain travailleur a mis en place tout cet édifice pour régir le temps, l’espace et l’autre ?

( Pause )

Est-ce qu’au final cet humain travailleur, n’a pas oublié de travailler sa part humaine … autant que sa part animale pour accéder à la conscience ?

Est-ce qu’au final cet humain travailleur, n’a pas oublié le divin porteur de lumière pour le guider dans cette oeuvre ?

( Pause )

Et bien … je vous propose de découvrir cela au prochain épisode : le Livre II sortira … quand il sortira !

J’ai dit V.·.M.·..

 

Harmonie
Ouverture : « Ainsi parlait Zarathoustra », de Richard Strauss.
Questions : « Ainsi parlait Zarathoustra », de Richard Strauss.
Fermeture : « Ainsi parlait Zarathoustra », de Richard Strauss.


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