Grande Profession

… tant il est compliqué de parler après ces mots de grade.

Le RER a cela de … particulier, que son organisation de grade, et même ces mots sont mal à propos, est réduite. En apparence … car elle est … dense. Intense.

Avancer sur le chemin du RER est avant tout un chemin à part. Il est une sorte de quintessence de la maçonnerie dans son aspect de mission … et dans sa source. Évidemment le creuset templier et chevaleresque … en pose les bases, mais aussi les finalités, si on ose parler de finalité.

La Grande Profession, ou Grand Profès, est … gloups.

Tant le Chevalier Kadosh du REAA peut-être vu comme un état d’être reconnu prêt à voir le monde et à y faire, en résumé rapide. Tant le Grand Profès … ne peut être simple état d’être prêt.

Cela a été fait avant.

Reconnu prêt à été fait dans les peu de grades précédents.

Là on est pas : prêt … on est : reconnu digne de.

Digne de quoi ? Nous y arrivons après.

Mais le gap est grand comme disent les anglo-saxons entre : être prêt et être reconnu digne de !

Et c’est peu dire.

Si on reprend la comparaison malhabile avec le Chevalier Kadosh, ce dernier est prêt et la suite lui permet de peut-être entrer dans une notion de : au service de.

Mais le Grand Profès est presque « génétiquement programmé » pour cela, pour ce service.

Et c’est ce : digne de, qui revient.

Il est reconnu digne d’être au service de. Très abscons et presque ésotérique dans l’ésotérique ces mots …

Mais … l’essence est une ésotérie christique.

Celle de la voix initiale, non dogmatisée, ni transformée. Celle de la parole et du verbe, à la fois juste et entier. Rude en apparence.

Ici nul Malkhut ou Kether qui ne peut se plaquer, car la vision du grade et du parcours se veut, sans le dire évidemment, de prendre ces séphiroth comme base acquise qu’il est nécessaire d’intégrer en un tout unique en soi.

Oui … c’est à vivre, c’est clair !

Mais si on revient à ce « grade » de Grand Profès, on ne peut déjà que se sentir tout petit devant lui … pas l’humain, mais la charge.

La charge, si on est dans son essence, est d’être en mission. Mission à l’image du Christ, mais à l’image dans notre capacité humaine.

Vous appréhendez le travail qu’il est nécessaire à cette charge pour être digne d’être reconnu ?

Gigantesque.

Si … toujours nous sommes dans l’essence du parcours qui n’est que dévotion.

La charge du Grand Profès est celle d’un humain accédant au Tout, à qui les Mystères, avec majuscule et s à la fin, sont dévoilés.

Il opère alors sans être, lui n’est plus.

Alors évidemment, si le travail est bien fait par le récipiendaire sur le parcours et si l’accompagnement de reconnaissance aide aussi, l’accès théurgique est présent naturellement.

Mais … pas tout le temps.

Est-ce nécessaire ?

Non.

Nulle nécessité, une sorte de « chose en plus » permettant pour le coup la vision du trône de Kether.

Ce qui fait ce « grade » est son élitisme noble. Celui qui dit que tout le monde ne peut être Grand Profès … car le monde n’a pas besoin que tout à chacun le soit. C’est encore une fois une charge au service de.

Sinon, la charge et le service ne sont plus. Plus de sens a cela.

Le Grand Profès est une Lumière Active Régulante nécessaire. Ils se doivent d’être peu.

… mais encore … si le travail est abouti en soi et devant … Lui …

« L’élu est choisit par reconnaissance humaine. »

À lui d’œuvrer.


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