Hauts Grades Égyptiens

Il est difficile ici de prendre en exemple un grade, comme il peut l’être fait au REAA, au RER ou au RF, afin de partir de lui pour parler du parcours.

Déjà, car ici est multiple. De très belles planches sont disponibles sur ce sujet sur Internet. Des livres et même Wikipedia qui permet une première approche … de loin. Mais c’est déjà ça.

Les rites égyptiens, sont multiples, soit. Mais ils sont uniques.

Uniques par leur façon de travailler la maçonnerie et ce qui est voulu être touché.

Uniques par leur façon d’être multiples, mais ils sont le même.

Cela peut en effet faire hurler certains en son sein que de dire cela, mais la progression des rites égyptiens dans les hauts grades, est la même recherche, qui n’en est pas une, mais une transmission expérimentale, et est la même finalité dans le même contexte.

Alors quid ?

Le contexte déjà est hermétique. Le mot égyptien ne signifie que cela. Les Grands Mystères égyptiens sont la seule école du rite égyptien.

La recherche, est transmission donc logiquement.

La progression … ça varie.

Ce parcours ne peut être exempt de son histoire lointaine et présente mouvementé.

Mais, il ne peut être caricaturé à cela !

Le parcours maçonnique dans les hauts grades égyptiens est une volonté de s’initier aux mystères.

Une volonté de savoir cette Connaissance. Une unique occasion offerte pour y accéder en pratique aussi.

Alors … vu l’histoire et vu le challenge défini … le parcours est semé de beaucoup d’aléas humains qui ne maîtrisent pas cet art, ou qui surtout … croient le maîtriser !

Mais, encore, que ce parcours soit semé d’embûches extérieures et intérieures n’est pas anodin.

On ne fait pas ce parcours dans la facilité. Toute la tradition hermétique et occulte du moyen-âge est le socle de ce parcours. Il en reprend toute la tradition sur le travail de connaître le mal pour en faire le bien.

Les embûches sont constitutives et constituées.

Et de façon opérative, les grades après le 33, ne font que commencer à débroussailler ce socle. Puis à le préciser, puis à le travailler, puis à l’expérimenter, puis à le vivre, puis … à le transmettre.

Oui on a zappé quelques passages de grades avant la transmission qui est dite au 90 formellement dans la partie structurelle, mais qui arrive bien avant en pratique.

Mais en fait de quoi est-il question au fond ?

Car école des Mystères … on sait plus trop ce que c’est.

Hermétique mieux.

L’hermétisme, c’est l’alchimie, l’astrologie et la magie. Le tout dans un enseignement cohérent qui se transmet.

Alors quel lien avec la FM se dit-on ?

Et bien, cet hermétisme englobe tant à la fois la Kabbale que le Divin de toute vision : hébraïque ou chrétienne.

Donc, ça englobe large et donc énormément de voies de hauts grades maçonniques.

Tout cela paraît bien sulfureux à notre vision maçonnique … sans mauvais jeu de mot sur le souffre.

Mais, est-ce bien plus exotique qu’un accès theurgique christique ou autre de mission d’autres voies ?

Nullement.

Ici, on est évidemment plus proche des cousins Rosicruciens ou Martinistes qui eux opèrent de façon claire et net dans ces « énergies ».

Mais les grades égyptiens sont une voie médiane entre ces cousins qui opèrent et les autres voies maçonniques.

Ces grades égyptiens permettent d’avancer ce travail maçonnique de connaissance de soi, mais surtout du monde et encore surtout de l’univers, tout en alliant la transmission et l’expérience qui fait opérer.

C’est juste un parcours qui se veut le plus englobant possible. C’est juste fantastique comme idéal !

Et donc … à l’aboutissement du parcours, qui peut être bien avant le 90 exposé, et qui est selon chacun quelque part avant, donc à ce moment …

… si … le travail a été fait, le cadre a été le bon, la transmission correcte, et beaucoup d’autre … alors le cadeau est génial.

Le si est gros.

Mais si, alors bien cela a demandé un travail énorme, mais … on a une compréhension du monde vivant, de la pierre inerte au cosmos, une compréhension des mystères et des secrets humains et divins, une compréhension de soi et de tout autre.

Et.

On peut commencer à opérer par la Lumière et par l’Amour.

W a o u h . . .

Mais … encore faut-il avancer juste au milieu de toutes ces embûches …

C’est sûrement le plus beau parcours, mais aussi sûrement le plus compliqué. Pas dans le fond, mais dans la forme malheureusement qui est parfois prise.

Ce n’est pas pour rien qu’initialement il ne devait être que grades au delà du maître et que même, il a été question de ne le réserver qu’après le 33 du REAA.

Cela avait plus que sens.
Cela aurait dû être ce sens.

Mais … l’humain parfois ne prend pas tout à fait les choses dans le bon ordre …

Dommage …

… la Lumière est si belle en Amour.


  1. pratiquant un rite égyptien je ne partage pas tout de cet exposé mais il s’écarte quand même avec un certain bonheur de la doxa habituelle sur cette maçonnerie particulière ( est elle encore de la maçonnerie au-delà du degré de maître ? )

    et pour s’ écarter encore plus une remise en cause de la structure REAA imposée par Ambelain, n’appartenant pas à nos rites, est peut-être sinon sûrement nécessaire

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