Je suis songeuse … au sujet des seins …

Parcourir une librairie et s’arrêter au rayon Franc-Maçonnerie, me laisse songeuse : grades, rites, histoire, hauts grades, Égypte, Kabbale, Gadlu, tablier, …

Nullement sur la qualité d’exploration et de mot qui est exposée, c’est super.

Mais sur nous … ce nous maçon, ce groupe humain.

Nous crions haut et fort la recherche, être cherchant, accéder à.

Déjà, tant est écrit par des FF et des SS, du rituel dit dévoilé, à la compréhension fine de tel grade. Et on fait comme si cela n’existait pas. Chut on ne doit pas en parler ou dévoiler.

Dans les grades bleus de tout rite, on y est et on se laisse porter par notre rite, dans lequel on est arrivé après avoir frappé à la porte du temple.

Et dans les hauts-grades, quelque soit le rite, on y va ou pas, comme si on se demandait si l’eau est à notre goût.

Certains reculent, certains disent oui pourquoi pas, d’autres y vont.

Choix et liberté de chacun évidemment.

Mais là où ça se complique c’est le discours de ce « nous» groupe humain au final.

On parle sans parler, alors que tant est écrit, on laisse les voiles sur les mots sans les clarifier, on laisse faire.

Et alors on ne sait pas trop ce qui se passe là haut : du Divin ? Du Christ ? De la Magie ? Des Secrets ?

Et en loge bleu, alors que tant y sont en haut et en bleu, on glose sur des légendes au mieux mal comprises, quand ce n’est comprises à l’envers.

La recherche de la connaissance en prend un coup. Et de surcroît la Lumière qui voulait rayonner.

Quand le maçon, ce nous, acceptera de dire clairement : ici on est sur un chemin de Foi, ici sur un chemin de Mission, ici sur un chemin de Connaissance, ici sur un chemin de Liberté, ici sur un chemin de Magie.

Et qu’on précise les liens et qu’on a un discours clair, alors le monde sera meilleur.

Sans évidemment dévoiler, mais parler clairement. Dire ici tu vas à la Lumière et à la Connaissance par telle voie. Dévoiler n’a de sens que d’être vécu, mais vécu avec un minimum de savoir préalable pour éclairer la voie à choisir en conscience. On en est plus à taper à la porte du temple. Le chemin a été commencé, on parle à des maîtres maçons ! Un minimum de respect est à l’ordre.

Mais tant qu’on dira : Kabbale oui mais un peu, Dieu bof mais Gadlu, vade retro Magie, etc. ou pire : .. tu verras ! Sans rire, quel irrespect et surtout incompréhension du parcours en haut grade !

Cela sera nier notre histoire, et tout groupe humain niant son histoire et sa famille, ne va pas bien loin du tout ! Et non, on va pas super, genre crise identitaire d’adolescence on fait pas mieux pour ce nous.

Alors … continuons à dire : cachons ces seins que je ne veux voir, et continuons à gloser sur les problèmes de la maçonnerie et sur l’origine du chandelier posé à 2cm du bord de l’autel.

Continuons à débattre tels des théologiens doctrinaux sur telle page du rituel issu de tel date issu de tel auteur, pour corriger le dogme parfait, et c’est sûr que la Connaissance va avancer ! On ne fait que rejouer le système duquel la maçonnerie a voulu sortir. Et chacun y va de sa sauce de vérité livresque historique pour dire : j’ai raison.

Et le passage exact est : « Couvrez ce sein, que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées.”, par Molière dans … Le Tartuffe. Tout est dit.

Et surtout au final : contentons-nous de cela.

Je fais partie du nous, et ce n’est nullement mon choix en conscience.

J’espère au fond de moi toujours, ne pas être la seule … car sinon on est mal barré !


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