Que suis-je ? – Partie 2 sur 3 : Une Histoire Particulière

Préambule

V.·.M.·., vous toutes M.·.S.·. et vous tous M.·.F.·. en vos grades et qualités, je voudrais continuer de vous présenter une planche en trois parties … qui parle j’espère de nous.

Cette Planche s’intitule : Que suis-je ?
Cette Seconde Partie s’intitule : Une Histoire Particulière, et fait suite à la Première Partie intitulée : Une Grande Histoire.

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Parler d’une histoire précise en une période et lieu, n’est pas un acte de centrage, mais un point d’appui qui permet de partir à nouveau dans les géographies et histoires autres.

Revenons alors un peu plus sur cette grande histoire humaine avec focus sur le 19me français. Si ce moment de l’histoire n’est pas compris, le 18me et le 20me ne peuvent l’être, et l’Europe autour non plus.

La révolution américaine face aux anglais, et la proclamation de la constitution des États-Unis se fait en 1787, là bas sur ce grand continent lointain de l’Europe.

En France, 1789, cette révolution coupe la tête du Roi Divin face à l’Europe entière. Mais pas comme les anglais auparavant. Ici dans une grande violence de révolution populaire.

Nous avons mis presque un siècle à nous en remettre, face à notre histoire royale divine et face à l’Europe en guerre.

Il faut être en 1870, avec la IIIme république pour que le pays se stabilise et la vie reprenne.

Durant cette période, la France instaure :

  • La Convention (1792 – 1795),
  • Le Directoire (1796 – 1799),
  • Le Consulat (1799 – 1804),
  • Le Premier Empire (1804 – 1814),
  • La Première Restauration (1814 – 1815),
  • Les Cent-Jours (20 mars 1815 – 28 juin 1815 ),
  • La Seconde Restauration (1815 1830),
  • La Monarchie de Juillet (1830 – 1848),
  • La Seconde République (1848 – 1851),
  • Le Second Empire (1852 – 1870),
  • La Troisième République (1870 – 1940).

Soit 3 républiques, 2 empires et 2 monarchies, plus le reste en … moins de 92 ans.

Et durant cette période, nombres de personnages se croisent dans une ferveur d’ouverture qui tire dans tous les sens.

Et cela malgré les guerres internes à la France et externe en l’Europe.

Un siècle non de folie, mais de libération qui est à la fois sociale et de soif d’aller partout. Mais de façon plus que désordonnée.

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Alors ce 18me européen et anglais maçonnique se voit mieux, même si ce royaume a toujours sa part à part en Europe.

Alors ce 20me européen et mondial se comprend mieux dans sa violence et dans son culminant de la seconde guerre horrible.

Et évidemment la suite que nous vivons depuis.

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Mais revenons sur ces personnages du 19me siècle, un peu en marge du 18me et du 20me aussi. Et retenons pour cause d’exhaustivité impossible, certains qui sonnent à nos oreilles, nos coeurs, nos pensées et autres.

Prenons-les comme point de départ, même s’ils n’en sont qu’un maillon bien plus ancien. Et ne tentons de n’en parler que par mots simples, les liens sont à faire par chacun.

Joachim Martinès de Pasqually:

  • Il est né à priori en 1727 et à priori à Grenoble, et décédé en 1774 à Saint-Domingue.
  • Il a vécu la plupart du temps en France, dans divers endroits.
  • Il est issu de certaines traditions et sociétés dites secrètes.
  • Il acquiert dans ces cercles une reconnaissance de ces capacités en théurgie.
  • Il fonde l’Ordre des Chevaliers maçons Élus Coëns de l’univers.

Jean-Baptiste Willermoz :

  • Il est né en 1730 à Lyon, et est décédé en 1824 à Lyon aussi.
  • Il est initié très jeune à la maçonnerie et rapidement à l’Ordre des Élus Coëns.
  • Il est dans une forte imprégnation alchimique tout au long de sa vie.
  • Il retravaille les enseignements de Martinès de Pasqually avec Louis-Claude de Saint-Martin.
  • Il fonde le Rite Écossais Rectifié.

Joseph Balsamo :

  • Il est né en 1743 à Palerme, et est décédé en prison à San Leoen 1795.
  • Il parcourt une grande partie du monde et presque toute l’Europe durant des années.
  • Il est initié à la maçonnerie tout autant qu’il se présente mage ou alchimiste sous le nom de Cagliostro.
  • Il se pose un temps en France, comme à Paris Strasboug ou Lyon.
  • Il a écrit le “Rituel de la Maçonnerie Égyptienne”.

Louis-Claude de Saint-Martin :

  • Il est né en 1743 à Amboise, et est décédé à priori à Aulnay en 1803.
  • Il entre au début de sa carrière militaire au sein de l’Ordre des Élus Coëns.
  • Il est le secrétaire de Martinès de Pasqually puis l’invité de Jean-Baptiste Willermoz.
  • Il travaille sa connaissance de soi, après avoir un temps pratiqué la Magie de façon opérative.
  • Il se dit avoir un lien direct avec le Divin, et se détache de la maçonnerie.

Joseph de Maistre :

  • Il est né en 1753 à Chambéry, et est décédé en 1821 à Turin.
  • Il a vécu de façon très impliquée la contre-révolution en Savoie.
  • Il est initié jeune à la maçonnerie et est ami intime de Louis-Claude de Saint-Martin.
  • Il est le porteur d’une religion sociale qui est autant foi que sens humain.
  • Il est autant dans le parcours du Rite Écossais Rectifié que dans un Martinisme.

Gérard Anaclet Vincent Encausse :

  • Il est né en 1865 à La Corogne, et il est décédé en 1916 à Paris.
  • Il a été médecin de formation et a eu la volonté de réunir l’ésotérisme en une compréhension synthétique.
  • Il se fait appeler Papus et est fortement influencé par Louis-Claude de Saint-Martin.
  • Il est membre de très nombreuses confréries initiatiques dont la maçonnerie.
  • Il lègue de très nombreux écrits sur tous ces vastes sujets.

Sans détailler plus, nous pourrions citer aussi :

  • Alphonse-Louis Constant, né en 1810 à Paris et décédé en 1875 à Paris, il se fait appeler entre autre Éliphas Lévi, et est franc-maçon, homme d’église et magicien hérmetiste,
  • Edward Alexander Crowley, né en 1875 dans le Warwickshire et décédé en 1947 à Hasting, il est occultiste, franc-maçon et initié à la Golden Dawn.

Et encore d’autres connus et moins connus qui ont arpenté l’Europe et cette France en pleins bouleversements et tiraillements.

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Alors voilà, après ce voyage dans l’humanité, la nôtre, après ce point de visite de ce temps du 19me, de ce lieu européen avec son cœur français, de nombre de ses protagonistes, nous revoilà en ce temps où nous sommes tous.

Et nous sommes avec cette question toujours : mais qui sommes-nous, qu’est-ce donc cet être humain ?

Comme si nous n’avions pas plus avancé que cela sur la route humaine en cette question.

Alors évidemment, il est plus qu’important de rajouter que vers -1000 à peu près, nous avons perdu le Féminin Sacré. Enfin non pas perdu, car jusqu’à cette date il n’y avait que le Féminin Sacré. Ensuite s’est mis une sorte de révolution masculine qui n’a pas pour autant mis un Masculin Sacré. Il a mis un masculin.

Que cela soit avant où le Féminin était, ou depuis où le masculin est, ce sont les mêmes errements.

On a soit sacralisé le Féminin uniquement en oubliant de base le Masculin tout autant Sacré. Ou on a soit mis simplement le masculin en reléguant le féminin et surtout sans le Sacré.

Ces errements sont plus qu’importants à rajouter, car en plus de ce grand voyage et du point du 19me, nous superposons à cela une exclusion mutuelle du masculin et du féminin, et surtout un oubli du Sacré.

Aujourd’hui, on tente ci et là bien sûr de ramener comme on peut le Sacré ou de réunir les deux, mais trop de choses derrière nous à comprendre avant d’aller plus loin dans cette voie nécessaire.

Et au final ce groupe qui se nomme FM, où est-il, que fait-il, sur quoi prend-il assise, sur, quoi, comment, pourquoi, pour qui, … ?

Car, la FM, ce mot féminin, a pour essence de répondre à cette question : qui est l’humain.

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À suivre donc bientôt dans la Partie 3 sur 3 : Une Histoire Maçonnique.

J’ai dit V.·.M.·..


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