Tendre l’autre joue ?

Paradoxalement, c’est le parcours des 33 dégrées du REAA qui peut le mieux nous éclairer à cette question.

Paradoxalement, car il n’est pas à priori de cette essence, et que le parcours est enseignement profond.

Mais justement, cet enseignement profond qui passe par certains degrés charnières, qu’il soit Rose-Croix ou Chevalier Kadosh, et qui commence avec le Secret intérieur, nous apporte presque une révélation.

Révélation sur soi et sur le monde. Prêt à le vivre en entier et surtout en Lumière du juste, du beau et du bien.

Mais, justement cette révélation n’est pas un simple état de Lumière passive, elle est Vie active.

Et cela, nous doit à voir chaque Faire comme un Tout, à la fois différent et à la fois commun.

Différent de par son contexte et ses protagonistes humains, chaque situation est toujours différente dans son entier.

Commun de par les enseignements qui sont universaux, chaque situation est toujours commune à une essence sue.

Alors … tendre l’autre joue ?

Et bien … la position statique de la révélation nous tendrait à faire le sage, qui laisse passer le chemin de l’autre. C’est la solution la plus simple et celle qui conforte.

Mais … elle n’est pas à la hauteur de ce parcours et de ce qu’il a fait en nous.

Alors … la position dynamique tendrait à le faire, à y aller avec Amour, cette puissante énergie de Lumière que nous avons enfin accessible.

Mais … ne serait-ce pas un contre-pied simple ? Ne serait-ce pas un déséquilibre du sage ? Ne serait-ce oublier le juste et soi et la différence et le commun ?

Et oui … parcourir un chemin de Haut Grade n’est pas solution miracle clef en main, loin de là. Tout au contraire. C’est … incessamment apprendre et appliquer en étant dans la connaissance. La Vie se charge de nourrir ce travail.

C’est pourquoi l’on dit que le chemin n’est jamais fini.

Donc, quelle « position» à cette joue ?

Et bien celle qui se doit. Oui facile à dire, mais tant cela.

Une épée ou une rose peuvent être ce qu’il se doit de faire. Mais alors, la situation est assez … simple.

C’est quand l’essence commune n’est plus cette simplicité, mais une alliance de nous et de l’autre en contexte, que tout notre parcours prend réellement sens.

Il se doit alors de faire écoute en nous, de laisser Faire ce qui est notre vision des plus profondes. Car le Vitriol a depuis longtemps fait sens et il a été entretenu.

C’est alors la sincérité de l’Être qui se doit, celle qui fait même fi des enseignements, celle qui relègue le sage au rang d’apprenti, celle qui par humilité, oubli presque le parcours … comme si aucun chemin n’avait été fait.

Cette fameuse Caverne. En son retour, nos actions du Faire, ne peuvent parfois être distinguées comme étant de ceux qui sont sortis à la Lumière puis revenus, ou de ceux qui n’en sont jamais sortis.

Mais … l’apparat n’est plus notre question. Notre « position » de sincérité de l’Être est solide, travaillée par tant d’années de travail, de rectification de l’édifice à chaque occasion.

Alors … et bien, il n’est plus question d’être armé ou outillé pour affronter la vie, il est question de vivre avec Tout en Soi.

Donc … tendre l’autre joue ?


Texte Précédent :

Texte Suivant :

Laissez votre commentaire !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *