L’Essence des Choses

Une amie me disait souvent que tel auteur ou personnage n’était qu’un humain comme nous. Nulle prétention dans ce propos, bien au contraire.

Une remise en contexte de cet humain … qui était humain, avec ses doutes, ses croyances, ses peurs et ses joies. Un humain qui a fait un certain travail, mais nullement parfait déjà, mais aussi que si un humain peut telle chose, alors il s’est basé sur … son humanité pour le faire.

Cette réflexion est des plus intéressante pour se remettre tous dans le même bateau humain. Avec nos différences évidemment, mais nul surhomme dedans ou autre.

.:.

La symbolique, tant a été écrit et planché de qualité, est un magnifique outil d’ouverture de notre pensée à d’autres formes de liens. C’est une ouverture. Je vous passe les fenêtres par égard.

En maçonnerie, nous nous ouvrons : à nous en premier lieu, mais au monde et à tout ce qui nous diffère pour en chercher richesse de compréhension. Je n’ose encore aller vers la connaissance pour l’instant du propos.

Alors quand nous lisons un écrit, nous aimons cela, de toute source ou sujet ou auteur, nous en retirons quoi ?

Plutôt, comment peut-on en retirer autant que par le vécu ?

.:.

Le chemin maçonnique est un chemin de vécu initiatique. On aura beau lire tous les livres du monde, déjà publiés sur le sujet, on ne deviendra maçon que par ce vécu en soi au delà des mots écrits.

Alors, pourquoi quand nous lisons, nous ne prenons pas ce même recul sur le vécu qui n’est pas transmis ?

Alors, pourquoi quand nous lisons, nous ne prenons pas ce même recul sur l’humain qui a écrit ?

Aucun doute, mais des questionnements sur ces écrits partiels au sens du vécu manquant et sur cette source qui a pu faire erreur ou autre.

Du bon sens dirait ma grand-mère imaginaire !

.:.

La fameuse parole perdue, ce fameux verbe créateur, ce fameux principe créateur et d’autres sont des notions que nous ressentons en nous à force de travail symbolique et plus.

Alors, pourquoi vouloir éperdument le chercher dans des mots stricto sensu ?

Pourquoi ne pas faire ce travail appris et ressenti de chercher à comprendre au delà des mots écrits ?

Ce travail, et oui ce n’est pas du clef en main, permet d’aller plus loin en nous et en l’écrit, voire en la personne portant ces mots.

Symbolique et vécu nous ont appris, ne les nions pas au premier catéchèse qui nous fait de l’œil !

Au contraire, plongeons en ces mots et cherchons ! Le mot là à son sens !

Cherchons ce qui est sous les mots, ce qui a été porté par les mots, ce qui a donné corps et cœur à cet écrit, allons à la rencontre de cet auteur ou de ce personnage.

.:.

Car sinon, que faisons-nous ?

Dogme et déification vivante.

Nous figeons un écrit dans ses mots, emprisonnant alors ces malheureux mots dans une simple grammaire sans sens. Tel un ordinateur traitant de la donnée.

Nous mettons aux nues une personne en la considérant comme surhumaine, nous mettant nous-mêmes alors hors de portée de ce partage.

Nous refusons alors tout simplement le message qui tend l’écrit et nous nous mettons en impossible de le revivre par nous-mêmes.

.:.

Nulle critique pure à faire, mais dès questionnements … sans jugement ! Cela est primordial ! Ce fameux mais constructeur, correcteur d’édifice devant son miroir.

Combien n’avons-nous pas entendu dire à des AA ou après, voire malheureusement bien après : ne lis pas pour faire ta planche, mais sors-le de toi et de ton vécu, de ce qui résonne en toi.

Alors bien sûr lire des mots, évidemment ! Mais avec raison et cœur, avec discernement de ce qui est porté derrière.

Alors encore et … toujours, cela demande du travail !

Mais on a signé pour ça non ?

Non.

Ben si, relisez les petits caractères en bas du contrat lol ! Vous vous êtes engagés … face à vous-mêmes !

Et vi …


Texte Précédent :

Texte Suivant :

Laissez votre commentaire !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *