Qu’Amsterdam me soit douce …

Préambule

V.·.M.·., vous toutes M.·.S.·. et vous tous M.·.F.·. en vos grades et qualités, qu’Amsterdam peut bien symboliser ?

( Pause )

Sur le chemin initiatique nous cherchons un chemin vers … qui Babylone ou qui Jérusalem Céleste.

( Pause )

Un chemin bien sûr … car comme le dit l’expression populaire : tous les chemins mènent à Rome.

Mais sur ce chemin qui est le nôtre, ce chemin de soi vers soi et en soi, afin de ressortir au Monde dans leurs compréhensions de connaissance, qu’elles sont les étapes ? Il y en a-t-il ? Et surtout … quelles villes pouvons-nous croiser ?

( Pause )

Sachant … que nous pourrions y faire halte ? Ou voire … s’y arrêter ? Quand … ce n’est pas croire qu’elle est le but cherché si but il y a avait ?

Amsterdam est un port.

Le fameux port d’Amsterdam chanté par Brel, à la fois si dérangent et si poétique.

Une vie s’y trouve, celle de ce que nous sommes, de ce que nous pouvons être.

Il y a-t-il un jugement dans cela ?

( Pause )

Pas vraiment.

Une sorte de désespoir plus, celui de l’humain qui ne se met pas à sa hauteur d’animal qu’il n’est plus avec sa station debout.

Cette levée qui lui fait regarder le ciel debout, cette position droite qui le fait voir plus haut.

( Pause )

Alors bien sûr il n’est pas un Aigle … pas encore. Mais il a envie de voir plus haut, de marcher plus droit.

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Mais parfois, il se laisse aller à ce qu’il n’est pas.

Nul animal là dedans … plus un : qui peut le plus peut le moins, ou un : un grand pouvoir implique une grande responsabilité.

Pouvoir.

( Pause )

Ce fameux potentiel pervertit en avidité de possession.

Le pouvoir n’est que les possibles devant nous et le choix à faire dans ces possibles.

Cela requiert une conscience de tout ces possibles, de leurs constructions et de leurs conséquences.

Une conscience du Tout.
La Conscience du Tout.

Amsterdam et Nietzsche.

Cette ville chantée cache en son sein la Beauté, celle de l’Humain.

( Pause )

Brel a chanté tel Nietzsche a écrit sur l’humanité. Ils ont chanté et écrit leurs vies différentes, mais cette même vision du désespoir au delà duquel se trouve … le Beau.

( Pause )

Cela ressemble tant à une œuvre au noir qui ouvre la fenêtre du rouge directement, ou encore à une descente au Vitriol qui sort par le haut tout autant directement.

( Pause )

La Beauté de l’humain qui se perçoit au delà de tout, car elle est toujours présente.

( Pause )

Alors, elle est le premier pas vers le Sacré, qui lui aussi prend tant de formes et de chemins pour le voir ou le percevoir.

Cette Beauté qui amène au Sacré, à ce lien plus grand que nous certains dirons qu’est le Divin, ou à l’essence de ce qu’est l’Humain dans son Universel.

Mais … est-ce si différent ?

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Combien de façon de dire ou d’écrire faudra-t-il à cet être humain pour arriver à parler de la même chose ?

Combien de combat dogmatiques s’arrêtant à la simple écriture du mot devrons-nous faire avant de nous comprendre au delà de ces mots ?

Combien … et pourquoi ?

( Pause )

Pour continuer à flatter un égo qui ne demande qu’à étouffer l’Amour ?

Brel ou Nietzsche porte l’Amour, celui avec majuscule, ils ne l’étouffent derrière nul égo, mais le laisse vivre en la vie qui est parfois cruelle et diverse, emplie des choix humains.

Que voulons-nous au final ? Savons-nous vraiment ce qui est notre quête ? Avons-nous une idée de cette ville destination ?

Qui est-elle ?

Amsterdam est Babylone.

Prise de Babylone, chute de Babylone, construction de Babylone, épée, combat, mission et autres, c’est le vécu qui est important au delà du mythe.

( Pause )

Le mythe n’est qu’éclairage pour faire apercevoir la connaissance que nous portons en nous, la faire vivre et parfois revivre afin de la mettre en lumière.

Mais pas juste un reflet de brillance, plus évidemment un accès à l’essence qui est portée par ce vécu transmis par le mythe.

( Pause )

Que fait vivre cette Babylone en nous, en le monde … en Amsterdam si ce n’est l’humain épars qui n’écoute plus la parole commune humaine ?

Chercher à parler avec l’autre par ce langage articulé, ou l’écrire par un support symbolique puis dénué de sens, n’est-il pas à la fois le sens de cette parole à la fois encore tout autant que perdue … que présente en nous ?

( Pause )

Le vécu du marin devant ses frites a-t-il besoin de mots ? Du son différent expliquant la scène des frites, du port et du marin ? Des mots et glyphes incompréhensibles par un autre humain décrivant cette situation de vie ?

Ou alors … le voir, l’observer et le vivre en nous ne suffit-il pas à éveiller en nous des choses autres que simples sentiments ou pensées ?

Évidemment pour ceux qui l’ont vécu et qui se retournent sur ce moment encore plus.

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La parole perdue n’est pas parole articulée, elle est indicible humain reliant tout humain à l’autre.

Encore une fois cet accès à plus grand que nous, celui qui fait construire des pyramides et des temples en dehors et … en nous justement !

Car chercher le plus grand, n’est au final qu’en nous qu’est la clef.

Chercher le plus grand à l’extérieur est un savoir, voire en version pervertie : dogme religieux ou scientiste ou tout autre.

Mais chercher plus grand en soi nécessite ce Vitriol qui a nettoyé et qui a dissout l’égo, car sinon c’est se croire supérieur qui va arriver.

Et là … tant de catastrophes sont à venir que cela est sans vie.

Amsterdam cache-t-elle Jérusalem ?

Que cela pourrait paraître fou si ce chemin nous avions fait !

Mais l’apparat, la brillance et la croyance ne sont plus nos références.

( Pause )

Nous savons que les clefs des Mystères et des Secrets ne sont jamais cachés, comme ces Secrets et ces Mystères d’ailleurs qui ne sont que là posés devant nous … sans les voir.

( Pause )

Voir, vivre, observer, attendre, comprendre.

Tout cela avec patience et sans en attendre ce que soi veut chercher.

L’explorateur ne cherche pas, il s’attend à tout. Le cherchant trouvera ce qu’il attend à trouver.

( Pause )

La question est de savoir si notre quête à une destination ou pas, si elle est ou pas ? Et si notre quête est une recherche alors peut-être que ce n’est plus une quête.

Le Graal n’est que la réunion interne de Soi, Jérusalem n’est que l’accès à la porte du Tout.

Où se trouvent ces objet et lieu ? Avons-nous une carte routière ou un magasin pour cela ?

Est-ce si clef en main … ou cela nécessite-t-il ce fameux travail ?

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Le travail, ce mot fourre-tout où l’on croit y mettre œuvre et tant, quand ce n’est pas … rien.

Le travail est le fondement non matière de nos œuvres et quêtes. Il est cette force en nous de questionnement incessant et sur tout, n’ayant que pour envie que … de comprendre sans jugement.

Comprendre n’est pas savoir livresque, mais accès à la connaissance par le vécu.

Et si jugement il y a … égo et Vitriol n’ont toujours pas été … assez travaillé.

Alors oui, derrière Amsterdam nous pourrons alors voir Jérusalem, derrière ces ombres humaines, nous pouvons voir la lueur de la Lumière humaine et céleste.

Rude tâche il est vrai, qui peut paraître toujours inaccessible ou pire farfelue ou idiote.

Mais … avons-nous envie de trouver Jérusalem alors ? Avons-nous envie de marcher vers elle sur un autoroute fléché ? Ou alors savons-nous que son accès est bien plus ardu que cela ?

Cohérence alors se tient à nous.

Amsterdam la douce.

Douce dans son humanité, dans mon reflet qui n’est que moi, que je ne peux juger, si facile est cela.

( Pause )

Marcher pour le Bien, le Beau et le Juste, est marche périlleuse, en nous et autour.

Juger est alors facile, caricaturer tout autant si ce n’est plus tentant.

Tenir le cap du marin ayant foi en ses étoiles dans la nuit, demande une force de barreur qui fait fi des vagues.

( Pause )

Et faisant alors une halte à Amsterdam, de la frite à autre chanté, cela est doux, mais aussi autre.

Que cela alors nous apparaît comme compliqué de marcher, de naviguer et de Tout prendre en compte sans juger ni mettre en case bien étiquetée.

Que cela est rude de ne pas sortir ou ressortir son épée de Chevalier en mission pour ne pas occire et combatte ce mal.

Que cela demande travail de sagesse, qui n’est nullement la passivité de l’observant ayant tout compris et en dehors de la vie, mais celui de l’actant qui passe du Fer au … Faire.

Faire en Juste, en Amour et avec Tout.

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Alors arrivé dans cette ruelle d’Amsterdam, avec cette charge en nous, nous nous sentons seuls dans cette ruelle déserte.

Personne autour pour nous accompagner, personne car c’est évidemment mon chemin et pas celui de l’autre.

Nous avons travaillé ensemble, nous avons partagé nos travaux, puis il vient un temps de vie applicative de tous ces enseignements. Les siens et les autres, nos vies et les autres, cet accès à plus que nous seul.

Il vient alors le temps de quitter le port et de naviguer, ou de partir à terre marcher.

Parce-que finalement, que manque-t-il à Amsterdam pour qu’on y reste et pose bagages de Chevalier ?

De l’Amour.

Cela manque cruellement d’Amour.

J’ai dit V.·.M.·..

 

Harmonie

Ouverture : « Amsterdam », Jacques Brel.
Fermeture : « Ainsi parlait Zarathoustra », Richard Strauss.


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