Construire un Temple

Phrase tant entendue qu’à force de répétition on en perd son sens et son essence.

Nous laissons y faire venir un peu tout et n’importe quoi parfois, nous subissons les aléas de la vie qui se charge de faire oublier telle partie ou tel plan tracé aussi.

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Qu’il débute au grade d’apprenti, et parfois avant, et qu’il finissent après d’autres dégrées, voire après, il est construction.

Alors déjà oui, à un moment il est bâti et il est … fini de construire. On ne construit pas ad vitam !!!

Interpellant comme assertion !

Que cela ne vient choquer notre facilité de construction infinie, qui nous conforte dans le temps que nous avons pour bien avancer.

Prends le temps : il est infini et tu ne finiras jamais !

Que cela est réconfortant de facilité !

Mais … non !!!

On a un client et des devoirs qui nous engagent !!! Donc on finit un jour de bâtir !

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Le temple de Salomon, la cathédrale ou nous-mêmes, ne se (re)construit qu’en suivant étapes.

Le tracé du plan, son essence est de nous guider, au sens précis, vers ce que nous avons décidé.

Car oui, aucun objectif n’est donné à la construction autre que : choix de bâtir telle ou telle chose. Libre à chacun de bâtir ce qu’il décide.

Les fondations, celles qui préparent le terrain, qui le nettoie et l’étudie avant toute chose à ce fameux acide, puis qui en pose piliers stables.

Car au dessus va tenir le tout, de la Terre solide nous ancrant, nous passerons à l’Eau, à l’Air et enfin à ce Feu. Puis pour les plus audacieux … une flèche.

La construction, elle va subir les aléas du temps et du temps, celui qui passe et nous dépasse d’une part et celui des intempéries d’autre part.

Car il va falloir tenir le plan, coûte que coûte, malgré des modifications mineures d’architectures, les combats engagés ou les boulets reçus.

La … livraison au client, là où ce fameux salaire est gagné. Et le client c’est … nous-mêmes !

Car il est pour nous au final, mais nous devons nous respecter et tenir … nos délais … pour vivre après avoir bâti.

Puis l’entretien et les extensions ou modifications sont alors au choix toujours et ensuite du client.

L’entretien est un minimum, soit dit en passant rapidement. Minimum évidemment, de surcroît selon ses choix et décisions initiales du plan tracé.

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Alors finalement, que d’outils et d’apprentissage n’avons-nous pas afin de finir cette construction.

Et s’il se faut que nous rebâtissions, car mal façon a été faite, cela est notre ancien devoir.

Nous avons tout en maçonnerie, tiens le mot prend vraiment sens alors (dingue alors ça !), pour telle construction.

Voulons-nous tenir le plan et les délais afin de gagner notre salaire et de pouvoir vivre de, et surtout avec, notre Art Royal ?

Ou alors sommes-nous des maçons qui ne finissent jamais un bâtit ?

… et qui ne seront alors jamais reconnus comme tels.

Du 1 au 33, au 7, au 99 et autres, tout est là pour nous aider à cela.

Tout.

Sauf … le temps.

Lui nous rappelle à l’ordre.
Lui nous impose sa règle.

À nous de le prendre comme un élément essentiel et non autre en l’ignorant.

À nous de tenir notre tracé, notre ligne, vers ce que nous avons décidé en conscience.

C’est notre Temple, notre Œuvre.

C’est cela qui sera Beau,
C’est cela qui nous révélera.


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  1. et si on commençait par oublier la numérotation ? voilà un beau thème de réflexion et de remis en cause

    ensuite arrêtons nous au grade de grand maître architecte, celui qui met en garde contre l’illusion

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