La Révolution Maçonnique

Quand le maçon arrêtera-t-il de se prendre pour une planète qui tourne de façon plus ou moins circulaire ?

Se considérant comme devant accéder à l’étoile autour de laquelle il tourne et fuir le fond diffus cosmique qui semble si noir.

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La révolution n’est pas celle du Che ou de tout autre révolutionnaire sans culotte.

Nous n’avons nulle tête de roi à couper ou dictature à renverser … si ce n’est en tout premier lieu la nôtre de dictature.

Ce travail de révolution face à sa propre dictature, c’est le grade d’apprenti qui doit l’apporter.

Mais ensuite, toute la suite, cette révolution qui fait tourner la tête de ce roi Soleil autour du Soleil … se met en place.

Car peut-être que justement révolution en nous n’a pas été faite …

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Alors de révolution ratée et avortée face à son propre dictât, on passe à une révolution idéaliste tournante autour d’un astre.

On se prend pour … on croit être … on pense que … on établit son tracé circulaire.

Pourtant, tout grade de compagnon ou maître, et tout dégrée ensuite, n’offre que des pistes de sorties. Des chemins bien droits, bien balisés, bien entourés.

Mais nous tournons.

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Et certains, ayant raté leur révolution interne, révoluant autour d’un astre qui devient égotique … se plaisent à imaginer une révolution externe.

Renverser ce satané monde qui tourne sur la tête, comme lui d’ailleurs, actant alors son propre miroir sur la société dont il ne s’est pas extrait. Il n’est pas sorti de la Caverne, il l’a cru.

Faire révolution sociale, changer ce monde, le rendre meilleur. Comme il est dit souvent à l’ouverture de certains rituels.

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Alors on milite, on critique, on manifeste, on colloque, on comite, on … tourne comme les autres profanes en disant que nous apportons une lumière à cette action.

Car … nous savons. Nous sommes maçons … dit-on alors.

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Travailler à rendre le monde meilleur, ne peut se faire sans avoir fait sa propre révolution sociale en soi, puis sans être entré ensuite en révolution stellaire qui ne converge pas.

C’est quand cette abolition de son propre esclavage est réalisé, puis que sa liberté a pris sens en vie, après un certain parcours après la maîtrise, avec ou sans grade dit haut, que l’on commence à voir plus précisément.

Alors là oui. On peut commencer à Faire, on a déjà même fait avant à son niveau, puis autour modestement de soi, sa famille, son travail, ses amis, connaissances, les gens croisés.

On a fait ce monde meilleur quand on pouvait, sans le fanfaronner et en juste le plus souvent possible entre soi et l’autre.

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Alors que l’on soit Grand ou Chevalier, Profès ou Kadosh, Sublime ou Parfait … nous sommes Maîtres Maçons.

Et un Maître Maçon, ne va crier la révolution qu’il n’a pas faite en lui.

Il se doit d’être sage et humble.

Mais pas … inactif.

Tous nos enseignements sont exactement là pour nous apprendre cela : ne pas être inactif mais faire, mais faire juste et sans caricature.

Amener la Lumière demande du travail.

Et cette Lumière qu’elle soit considérée comme divine, gadluesque ou autre est Lumière. Chacun sa voie sans jugement.

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Alors révolution ?
Révolution ?
Ou … révolution ?


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