La Maçonnerie en 3 Questions

« La Franc-maçonnerie, pourquoi y entrer, pourquoi y rester et, éventuellement pourquoi la quitter ? »

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Le pourquoi entrer en maçonnerie ne peut nous être connu avant. Même toutes les lectures du monde, ne peuvent l’expliquer. C’est même peut-être très malheureux, car nous y rentrons sans trop savoir à quoi s’attendre, au sens du tracé global.

La réponse antérieure du : tu le vivras ou verras, n’est pas à la hauteur. Mais peut-elle l’être ?

Je crois que oui, si nous étions en son sein un peu plus rigoureux dans notre travail en nous et avec Elle.

Un tracé global pourrait sortir, une sorte d’esquisse d’artiste proposée au profane, et aux profanes, afin de juste faire ressentir ce tracé.

Encore … faudrait-il que nous soyons assez grands pour faire le tracé et en faire ensuite l’esquisse …

Questionnements, voire doutes sur ce point !

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Le pourquoi rester en maçonnerie, à la suite a plus de sens, et devrait-être la question incessante posée à soi-même, jusqu’à cette fameuse fin de parcours théorique. Après les Hauts Grades.

Car oui, le corpus est du 1 au 3 et à la suite, on ne peut les séparer. Sinon c’est nier son existence. Mais là autant de non tracé ou de non esquisse que pour le profane : quelle voie de Haut Grade ? Pourquoi ?

On tourne en boucle, à nouveau.

Alors on se pose la question quand même, et les réponses ne sont pas toujours glorieuses devant son miroir.

Voir l’idéal de la maçonnerie est facile, il se fait jour quelques jours et semaines après son passage sous le bandeau. Voire quelques mois.

L’enthousiasme est fort devant tant de mots et de valeurs fortes, les FF et les SS sont en général en plus présents pour ajouter à cette ferveur.

L’idéal se voit, se vit en nous. On se dit : quelle fantastique expérience humaine qui va me mener … je sais pas trop où, mais ça a l’air super !

Mais … est-on dans un parc d’attraction où seule l’envie de vivre une expérience nous guide ? N’a-t-on pas besoin de plus de guidance, de balisage, cette fameuse esquisse ?

On tourne encore en rond, encore et encore.

Alors la question lancinante ne peut que se poser. Le fameux : mais t’inquiètes, tout maçon est passé par une phase de doute.

Ah ?!

Et ça vous inquiètes pas ?!

Ben non, normal.

Seul dans son coin, on laisse le maçon douter, qu’y fait-il en cette maçonnerie, est son problème ! Pas le nôtre. Car bien sûr, on ne s’est pas posé la question.

Le jeu malsain commence à opérer. On se pose des questions et on ne les travaille pas ensemble. On est en lien de Force et on ne l’utilise pas pour travailler de façon Sage. La Beauté, ne peut alors arriver …

Alors cette fameuse question, la plupart y répondent oui ou non, sans y apporter plus. Soit un : je reste et je ne me pose pas de questions en gros, soit : je pars et je suis déçu(e).

Mais le pourquoi y rester, n’a toujours pas réponse.

Esquisse, ô esquisse, où es-tu ?

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Le pourquoi la quitter, est cette dernière question que certains se posent en miroir des deux premières.

Ces questions n’ayant pas réponse, elle arrive donc elle au galop. Mais quittons-nous la Maçonnerie ou ce que nous en faisons ?

Certains, tant déçus, jettent tout et renient comme un amoureux éconduit la Maçonnerie. Oui, amoureux éconduit. C’est bien qu’il y a quelque chose de fort !

Et d’autres … ils partent, mais restent maçons, ils savent ce que c’est sans pouvoir le partager.

Autres encore, voudraient partir, mais résistent, à s’en rendre malade pour sauver non la Maçonnerie, mais l’Idéal qu’ils en ont.

Partir ou quitter, par tant de déception. Déception de ne pas avoir pu voir assez de concret mis en action face à ces valeurs si belles et si haut portées.

Déçus de tant de vanité ou d’égo, de manque de travail, de miroir, de …

Solitude.

Au milieu de la fraternité, le maçon qui part est seul. L’amoureux qui a tant donné, qu’il ne peut encore le faire. Il l’aimera toujours, mais sa fiancée a trop de problème à résoudre, qu’elle ne veut pas résoudre.

Elle c’est alors la fraternité des FF et des SS, pas la Maçonnerie. C’est le concret de l’opératif comme certains disent.

La vie au jour le jour n’est plus tenable, malgré l’Amour qu’il a pour ses FF et SS.

Moi ou eux. Et eux, je ne sais plus quoi faire, je suis tant épuisé(e).

L’esquisse n’a plus de sens, lui l’a en partie, mais ne veut plus hurler sa peine de ne la travailler ensemble.

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Alors pourquoi je suis entrée en maçonnerie ?

Parce-que je sais ce qu’elle porte Elle, cette Maçonnerie avec majuscule. Je sais ce qu’elle peut apporter à l’humain et à l’humanité de Bien, Beau et Juste.

Alors pourquoi je reste en maçonnerie ?

Parce-que je voudrais tant que sa majuscule soit plus utilisée, plus réelle dans la vie de tout instant avec les FF et SS, car j’ai espoir en l’humain maçon.

Alors pourquoi je la quitte cette maçonnerie ?

Pas Elle, mais ces FF et SS qui restent dans l’obscurité arrangeante du non travail, qui refusent la majuscule et mettent un petit h humain dessus.

Et si c’est elle que je quitte, mon cœur y sera toujours avec Elle, là où je serai.

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Mais … cela ne répond toujours pas à la question …


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  1. Introspection :

    J’ai voulu entrer en Maçonnerie sans rien en connaître ( le minitel et encore moins internet n’existaient ! ) avec une image d’école initiatique, c’est-à-dire un lieu particulier où je pourrais trouver des réponses aux grandes questions que se pose l’ Homme depuis toujours.

    Il n’en a rien été dans les premiers temps, d’abord par suite d’une mauvaise orientation due à mon parrain, puis, ensuite, après une orientation différente faite volontairement, la découverte que tout se passait, à mon avis, après les 3 degrés symboliques, universels même si vécus au sein de rites différents.

    Après, pour moi, nous ne sommes plus en Maçonnerie ( et je donnerai raison aux Britanniques ) car sinon il n’y aurait qu’un seul chemin. Or, il y en a de nombreux, très éloignés des uns des autres.

    Et c’est pourtant la qu’on pourrait rencontrer une authentique école initiatique, ouvrant sur des traditions transmises depuis la nuit des temps, et proposant des possibles réponses aux dites grandes questions.

    Malheureusement cet après a été largement dévoyé, transformé en course aux titres et décors, et il reste que trop peu d’endroits où une démarche sincère de recherches peut être vécue.

    Quant à la course à plus sociétal que moi tu meurs, que de temps perdu à se vouloir phare de la pensée politique !

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