Kadosh est un Cas

La maçonnerie enseigne, que cela soit une méthode, un fond ou autre, un enseignement est transmis à travers le support rituélique, l’exemplarité des FF et SS et le vécu initiatique.

La maçonnerie n’est pas une école au sens strict du terme, car elle laisse choix à chacun de suivre, mais surtout de comprendre ou pas ses enseignements.

Donc enseignements, car il faut bien appeler un chat un chat. Même si depuis Schrödinger, nous avons du mal à le faire.

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Le corpus d’enseignement qu’il soit au bleu ou en hauts grades, a été posé depuis un certain temps, variable selon les rites. Il est aussi transmis par la chaîne des FF et SS composant le chemin maçonnique.

Jusque-là, tout est théoriquement clair.

Mais si l’on part de ce principe, il faut bien que ce corpus ait été initialement posé par des personnes qui avaient déjà vécu cet enseignement. Nous arrivons dans les fameux mystères et secrets.

Évidemment, en maçonnerie cela ne s’est pas fait aussi directement que cela en disant : voilà, nous un groupe de telles personnes on sait, on va poser un corpus pour transmettre au fil des temps.

Cela a été bien plus progressif. Ici étant nourri en même temps qu’apprenant et enrichissant le corpus, ici innovant et ajoutant de gros blocs d’enseignement. Tels les Willermoz ou autres.

Ok, jusque là encore soit, on voit l’idée générale. C’est le plus important.

Mais … que se passe-t-il si on s’intéresse plus aux mythes support des hauts grades ou encore à certaines parties operatives égyptiennes ?

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Prenons le cas de Kadosh.

L’enseignement de ce degré, tient à tant le rituel que le vécu et la transmission.

Au 30me degré du REAA, le Chevalier Kadosh enseigne quelque chose de très fort et puissant sur la Vie, la vision du Monde et sa place en Mission, une fois un certain chemin fait.

Cela signifie que sous forme allégorique ou mythique, en partie cet enseignement est transmis pour être redécouvert et surtout revécu en soi, pour appropriation. C’est là où l’école du savoir n’est pas, mais l’accès à la connaissance par soi.

Donc … une ou des personnes ont vécu cette position du chemin, et même tant vécu et voire maîtrisée, au sens noble du terme, qu’ils étaient en position de l’écrire par mythe et rituel afin de faire transmettre aux futurs FF et SS.

Détour rapide par les grades intermédiaires égyptiens où l’opération magique tient une bonne place d’accès à la connaissance. Itou, il faut bien des personnes maîtrisant l’art afin d’en écrire corpus de transmission.

Et surtout … Kadosh : Sacré ou Consacré … par qui ? Devant qui … ? Et en conséquence … ?
Que de questions fort intéressantes.

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Alors l’on peu partir du principe que ces personnes ont existé et qu’elles avaient une position sur le chemin qui leur permettaient d’écrire un corpus pour la transmission.

Et les Pasqually, Willermoz, Balsamo, Saint-Martin, de Maistre, Encausse et autres, et même les Crowley et Ambelain qui n’étaient pas à la même hauteur, ont écrit une position … qu’ils connaissaient pour l’avoir vécu.

Et oui.

Ils ont vécu ces positions du chemins PUIS les ont écrit en transmission. Alors pas de façon parfaite ni entière, ni même très juste pour certains. Mais ils ont été dans cet ordre : vécu, puis écrit de transmission.

Nous sommes nous maçons dans l’ordre inverse : réception des écrits de transmission et appuis sur la chaîne de transmission afin de retrouver le vécu.

Cette fameuse parole tant perdue.

Mais si l’on continu à creuser, ce qui est très interpellant, c’est que cela soit le RER, le REAA, le RF ou les rites égyptiens, soient les principaux rites bleus et de hauts grades en France, dont ces personnes sont les initiateurs forts et terme de contenu … chacun de ces personnages va parler d’incarnation à un moment de ses écrits.

Mais tout cela ne se lit pas forcément dans leur transmission du corpus maçonnique. Comme si cela était un sujet peu recommandable à traiter dans le corpus. Et pourtant, ils en parlent et leurs vies et leurs positions sur le chemin parle de bien plus que ce qu’ils ne transmettent.

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Très troublant est tout cela dirait Maître Yoda, en ayant un air introspectif.

Et c’est en effet très troublant.

La maçonnerie nous dirait-elle tout ? Serait-elle réellement détentrice de ces secrets et mystères, ou juste de leurs conséquences ?

La transmission de la connaissance du CK est-elle juste une position de compréhension du chemin de vie, ou bien plus que cela ?
Voir les questions posées plus en amont …

Mais bien plus que cela qui signifierait relier à d’autres choses comme les incarnations, la Magie, le Divin ?

Mais alors, cela signifierait que la maçonnerie est bien plus que ce qu’elle ne dit ?!

Elle n’est pas cela non ? En tous cas, mêmes ces grands initiateurs n’ont pas osé aller aussi loin dans leur transmission en maçonnerie. Enfin certains cousins comme les RC ou les Élus Cohen ont tenté d’être plus précis dans ces voies là. Mais sans être vraiment si clairs que cela en eux-mêmes non plus sur cette portée de la transmission.

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Tout cela ressemble à une grosse prise de tête qui fait mal à la tête.

En général, c’est le sentiment d’un enquêteur de police qui arrive devant le dénouement d’une énorme affaire compliquée. Soit il persévère, soit il jette l’éponge. Mais sa Charge est : de persévérer.

En tant que Maçons, aurez-vous la même rigueur que de tenir votre charge de cherchant, et de dénouer tout cela ?

Chacun est libre.
C’est cela la maçonnerie.


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  1. Je crois qu’il en est de la maçonnerie ce qu’il en est pour la pâtisserie ! il y a ceux qui picorent…ceux qui du bout des lèvres goutent….ceux qui mangent jusqu’à l’indigestion de n’avoir pas compris que trop devient indigeste de n’avoir pas su moduler son envie…….et enfin ceux qui regardent, essayent de comprendre, goutent et enfin s’installent pour le repas en partageant ses ressentis avec son entourage ! Et plus les mets deviennent technique et plus il devient nécessaire de partager avec son entourage !

  2. il y a celles et ou ceux qui aimeraient en connaitre plus mais auquel un frein est mis, alors comment réagir, faut-il être absolument être admis dans les hauts grades pour parfaire sa connaissance……………….son éducation , car c’est bien de cela qu’il s’agit, j’aimerai tout de même bien savoir, une fois maitresse ou maitre , je suppose que c’est pareil dans les loges masculines, je ne connais pas , en travaillant seule , c’est super mais comment avancer s’il ni a pas eu suffisamment d’instruction? a son gout , nous sommes toutes et tous différents avec plus ou moins de besoin de conscience, de savoir, de rapidité et j’en passe pour essayer de bien faire……………………..
    Merci bc pour ton travail que je lis tjs avec bc de joie , amicalement

  3. Je viens de m’abonner et c’est le 3e travail que je lis
    Et je me régale et ils font poser quelques questions, c’est ce qu’il faut
    Merci MTCS
    BBB

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