Où est-ce que j’ai mis mon flingue ?

Ah Renaud, chantant cette révolte contre l’injustice de la non liberté de soi et de la bêtise du on dit, y’a qu’à, faut qu’on !

L’époque s’y prêtait, mais lui surtout était cela. Il a chanté des dizaines d’années plus tard : attention j’ai retrouvé mon flingue. Clin d’œil de l’âge qui ne se renie pas mais qui vit toujours avec la sagesse de la vie mouvementé qui n’efface nullement la fragrance de son être !

Mais … quid du sujet ?

Ne nous affolons pas, nous y arrivons !

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Alors sans tirer par les cheveux du vieux véné qu’il n’a d’ailleurs plus, l’épée cette fameuse compréhension chevaleresque qui nous tombe du ciel en grades dits hauts.

Ben … Renaud nous l’a quand même chanté.

Oui, j’entends les cris d’orfraies qui hurlent en silence dans les colonnes. Mais sur les offices aussi !

Respiration, baisse du battement des cœurs en émoi et reprenons deux trois outils de base et taillons s’il vous le voulez bien.

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La Colère Divine.

Celle qui a fait descendre le ciel sur mont duquel Moise descendit.

Dieu en colère ?

What’s up doctor ? Comme dirait notre candide Bug’s Bunny.

La colère est mal, elle amène au côté obscur évidemment.

Mais la Colère Divine c’est l’expression de la trop grande injustice, du trop grand déséquilibre qui se fait jour, de l’antithèse qui devient combat de la thèse sans synthèse !

Elle dit : oh les jeunes, vous réalisez comme vous êtes là ? C’est quoi ce bazar ? Vous êtes débiles ou quoi ?

Et là … on se prend la douche froide en pleine ardeur que nous croyions : oups on a fait grosse bêtise, mais on avait pas vu. Nous on s’amusait ou on …

On était tombé dans une perversion des valeurs : prendre le mal pour du bien.

Voilà ce qui est la source d’une colère divine.

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C’est là à ce moment précis que la chevalerie, non la cavalerie (nuance des très grande taille fondamentale : elle ne vient pas au secours de nous pour combattre pour nous, mais vient nous appuyer en nous-mêmes sur les mêmes valeurs) arrive.

Cette vision que seul l’adoubement a pu nous permettre d’avoir : cette vision haute et emplie de fougue tout en restant sur la ligne.

Le Chevalier arrive en nous quand nous sommes dignes de nous mettre en selle pour vivre le monde en compréhension.

Le monde, car soi l’a déjà été dans les temps d’avant de la marche vers la Connaissance.

Cette compréhension de soi qui a été maintenant assise, permet de se relever plus en mouvement dans la vie.

Chevalier.

Mais pas juste titre et cheval de nom issu.

Épée.

Épée signifiant tant de charge. Outil tranchant de la justice, prolongement de cette être qui s’est connu, qui s’est reconnu.
Épée au service de plus grand que soi, pour aller parcourir le monde.
Épée qui est Conscience.

Conscience qui prend tout en compte, telle Kant ne l’a jamais rêvé en idéal Nietzschien ! Réalité bien réelle de pouvoir, outre le devoir, faire ce qui se doit.

La dualité du bien et du mal a été dépassée, elle est intégrée sans jugement que Salomon n’est plus.

Le Juste guide la Conscience,
La Conscience a Épée,
L’Épée est en Soi.

Lourde charge.

Très lourde.

Qui parfois, si elle n’est comprise, se délite ou s’écrase sur nos dogmes de cet être non assez connu en soi.

Le Chevalier ne peut être au service que s’il est digne de lui-même : de savoir qu’il est humain à qui a été donné, mais qui ne peut l’utiliser sans faire ce qu’il se doit.

Et ce qu’il se doit … c’est tout sauf facile !

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La facilité n’est plus à ce moment de vie.

Il n’y a que prise en compte de tout ce qui a été appris afin de le mettre dans la plus juste harmonie de ce qui est une situation.

La Vie Concrète, c’est là l’enseignement de ces mythes et grades.

Celle qui fait sortir le Maçon par la porte de l’Occident, en tournant le dos à cet Orient qui lui a donné Lumière.

Le dos n’est pas reniement, il est force en nous derrière nous qui nous soutient alors dans cette démarche.

Sortant alors du Temple, faisant la marche inverse d’il y a tant d’années, nous allons en la Caverne obscure à nouveau.

Emplis de ces pas qui ont fait découvrir par morceaux épars la Connaissance qui peut nous être transmise par redécouverte personnelle.

Tout ce Travail qui aboutit à : partir.

Revenir en le Monde avec ce Tout en Nous.

Charges et Devoirs sont nos fondamentaux, car il sont la Vie. Nous le savons enfin. Nulle brillance dans la Lumière.

Le Monde devra se vivre tel qu’il est : pas comme nous voudrions qu’il soit !

Nul combat dans le Chevalier, mais une adéquation incessante en la vie mouvante de ce qui se fait en nous et autour de nous.

Au service plein et entier de l’humain et de la vie.

Beauté.
Sagesse.
Force.

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Le lecteur consciencieux ou la lectrice non moins consciencieuse nous dira alors : cela est fort intéressant (si si sic lol) mais quel rapport avec notre chanson de Renaud ?

Et bien tout !

La monté vers l’orient, la descente vers l’occident, le retour à la caverne obscure emplie de la lumière connue, ne peut faire oublier les premiers pas qui nous ont fait pénétrer en le temple, sortant progressivement de cette caverne sans lumière connue !

Le flingue de Renaud est-il l’épée de Kadosh ?

La vie est-elle cette chanson ou ce mythe ?

Sommes-nous d’impassibles sages ou des vivants êtres ?

Quel choix est devant nous qui devra être décidé en toute unité ?

Que faire ?

Que dire ?

Cela est Soi devant son vieux miroir, ami d’entre les amis.

Et cher lecteur assidu et lectrice assidue, il n’est nullement de mon fait de dire ou de faire hors de mon être !

Chacun son cheval, son épée et … son flingue symbolique fougueux !

À chacun et à chacune de Faire et de Dire ce qu’il se Doit !


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