Deux Siècles et Six Millénaires

Nous vivons dans le 21me siècle, monde d’une connexion immense, d’une différence jamais vécue auparavant, d’une accélération sociale et culturelle sans précédent. Et tant pourrait être encore dit à justes mots.

Nous vivons l’évolution humaine à un nouveau moment important car de fait il est mondial réellement aujourd’hui. Avec ses souffrances et des réalités, avec ses dysfonctionnements et ses victoires aussi.

Durant ces années précédents aujourd’hui, nos sociétés se sont transformées, depuis la fin de la seconde guerre mondiale et ces dernières vingt années ont vu tout endroit du monde humain changer et évoluer. S’adapter.

S’adapter, ce qui est l’essence humaine par définition de ce qu’il est. Il s’adapte et dépasse sa condition.

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Et pourtant, il semble par ci et là, mal exprimé souvent, voire même perverti dans ce qui en est exprimé, que nous avons perdu quelque choses ou des choses.

Qui dira le lien humain face à l’individu, qui la spiritualité ou encore les vrais choses.

Culture bio ou vegan ne sont pas le retour de la chèvre du Larzac, mais bien l’expression maladroite voire pire, de ce sentiment de malaise.

Pas très grand, mais présent.

On avance tous, comme on peut, mais mieux qu’avant et plus vite, quitte à en avoir la tête tournée par logique conséquente de cette vitesse, mais … c’est bizarre. On sent ou ressent un indicible manquant.

Cohortes de voyages aux sources de ceci ou de cela, ou autres dérivés qui nous … ne nourrissent pas. Et encore faut-il que l’on puisse même y avoir possible accès.

Bref … on sait pas trop, mais on se sent pas : unis.

Unis ensemble.

Uni soi.

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Puis nous relions tout cela avec la Franc-Maçonnerie et nous pouvons comprendre que ce manque ce sont ces universaux humains.

Il nous manque aujourd’hui ce qui fait l’essence humain. Certains parleront philosophie concrète ou autres métaphysique appliquée, voire encore recherche spirituelle. Ou encore tout bonnement transmission parentale du foyer. Bref encore beaucoup de mots épars pour dire même chose.

La transmission de savoirs qui permettent l’accès à la connaissance.

Et ces transmissions, ces savoirs et ces accès sont universaux.

L’essence de la Franc-Maçonnerie est dite.

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Il n’est nullement question de dire que la maçonnerie va sauver le monde actuel en reliant passé, présent et futur dans une compréhension ultime du Tout. Cela serait au delà exagérément de sa nature.

Mais, elle dit ce lien.

Elle est l’une des rares ou très rares écoles de transmission des qui dit secrets ici, ou compréhension par le travail là, qui perdure de par le monde à ce jour.

Nul club local ou mouvement spécifique, mais une réelle volonté de transmettre l’universel partout et tout le temps.

Nous n’allons pas faire le florilège réel de sa mission non nommée, mais conséquente à sa Beauté.

Mais … nous allons creuser un peu ce qu’elle est face à deux siècles de répétions et six millénaires de tradition, face à ce monde qui est aujourd’hui.

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La maçonnerie, non la Franc-Maçonnerie, ne confondons pas l’acte humain institué de son essence guidante.

La maçonnerie donc est un système humain de transmission. Un système présent dans tout système humain démocratique ou pas même.

Elle est une institution à la foi globale, éparse, universelle, indépendante, sans chef, reliée entre elle par ses loges et autres.

Elle est un système. Comme tout est système.

Mais elle est un système qui en Europe et surtout en France, pays et nation, état même, hautement symbolique et surtout originale dans l’histoire de ce qu’est la Franc-Maçonnerie, est une répétition qui n’évolue plus, qui ne s’adapte plus.

Fuite des maîtres ici, comme fuite des cerveaux ailleurs, ou tout autre symptômes, tous sont connus, reconnus et même travaillés ci et là.

Mais fondamentalement, systémiquement, la maçonnerie ne s’adapte plus.

Je m’arrêterai à ce simple exemple symptomatique, et nullement réducteur, qui laissera chacun et chacune à trouver les siens.

L’acte de service de l’apprenti lors des agapes, est un travail hautement symbolique et hautement concret lorsqu’il s’agissait de faire prendre cette place de service à un édile du 19m qui n’avait jamais ô combien jamais fait cet acte simple. Car le chemin du service à l’humanité et au monde est la voie du maçon. Il est nécessité, alliée au silence en tenue, de faire apprendre les fondements du travail engagé. N’étant nullement dans la planche à ce sujet, j’arrêterai ici les raisons simples qui vont pourtant à l’aboutissement du 33 dit.

Mais si à ce jour il est encore un sens de faire effectuer cela par un homme de 50 ans ayant passé la porte du temple et ayant position de grand dirigeant d’entreprise. Reliant l’édile du 19me ainsi.

Qu’en est-il de la mère de 50 ans ayant passée sa vie à travailler en tant qu’employée, gérant une maison, des enfants et … un mari, servant à la table trois fois par jour depuis plus de 20 ans si ce n’est plus et sachant la valeur du service concret ?

Est-ce juste ?

Cela a-t-il le même sens ?

Évidemment que non pour les deux questions.

Mais là où nous refusons l’adaptation c’est que nous en faisons un débat, quand ce n’est combat sur telle ou telle raison. Oubliant ainsi la raison initiale, à tous les sens de cette expression.

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Nous refusons de nous adapter, personne ne parle de révolution. Mais quand même, soyons face au monde du 21me siècle.

Alors évidemment et : surtout !

Nous ne sommes pas un club ou un système comme un autre !

Attention.

Nous avons mission de transmettre ce qu’est l’essence humaine universelle et parfois … même plus.

Nulle adaptation là dedans il n’y a à avoir !

Mais … ne confondons pas fond et forme !!!

La maçonnerie n’est pas la Franc-Maçonnerie, la première est forme temporelle et l’autre est universel atemporel.

S’adapter réside dans notre volonté et force à adapter la maçonnerie ci et là par étapes, au monde de ce siècle.

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Mais cela demande que nous en ayons assez confiance en nous.

Le Maître sait son savoir et son expérience, pour décider d’un chantier qui paraît au profane irréaliste.

Sommes-nous prêts ?

Sommes-nous réellement maîtres ?

L’avenir nous le dira.


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